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lundi 10 juillet 2023

why not?

Le symbole ultime de l'amour, un moment d'élévation spirituelle. 
Mais avant de lui dire oui, même si je me sens bien plus lucide que lorsque je me suis engagée dans mon 1er mariage, je dois terminer mon travail d'introspection, savoir exactement qui je suis, pour ne pas répéter mes erreurs. Un mariage raté suffit à mon palmarès .

vendredi 31 mars 2023

Quand j'avais peur ...

de tout, de rien, de grandir. Peur qui paralyse, étouffe, ronge, tue. Parce que je me jugeais, que j'étais trop exigeante avec moi-même, jamais je ne me considérais comme capable. Par ma recherche de la perfection, je m'interdisais le bonheur. Ma carapace d'angoisse était si épaisse, qu'il ne m'était plus possible de contempler la beauté de tous ces petits riens qui font la richesse de la vie. Parce que je me croyais illégitime , j'ai accepté le dénigrement au quotidien. J'ai commencé à vivre à 49 ans.

mardi 7 février 2023

A quand l'été?

Saison cocon, hiver trop long, lovée sous ma couette, contrainte et forcée, j'hiberne. 
Enfants,  travail,  amant ,  que rien ne déraille! Jusqu'au jour où, à trop vouloir raison garder, patatra, mon corps se rebiffe. 
Exténuée, vannée, épuisée... le bon remède? Faire preuve d'indulgence avec moi-même. Après tout, rechute est opportunité de changement. Les troubles ne disparaitront jamais totalement, mais JE sais les dompter pour m'en défaire. 
J'ai faim de vie .

dimanche 29 mai 2022

Inconditionnel...


comme l'amour que je leur porte. Mes enfants, mes raisons de me lever chaque matin, leurs défauts, leurs qualités, leurs personnalités, rien à changer, rien à jeter. 
Un amour absolu.

Mais aimer un autre que son enfant de la sorte est dangereux. Tout lui pardonner, ne rien attendre en retour n'est-ce pas se manquer de respect? Aimer, ce n'est pas endurer.

mardi 24 mai 2022

Janus , dieu des portes

Le futur se construit-il sur l'oubli du passé? Pour devenir celui qu'il veut être, l'Homme doit-il oublier celui qu'il a été? Le futur, inconnu, promesse de la nouveauté, multiplicité des possibles. Le passé, figé, irrévocable. Synonyme de regrets , de remords, il enferme et empêche toutes progressions. Le présent s'assimile alors à ce passé par trop envahissant. L'amnésique est incomplet: dépourvu de mémoire, l'homme est sans racines, sans conscience de son histoire,de son essence. Comprendre le passé, c'est se constituer, se connaître.Il importe de s'en libérer pour vivre le présent en toute conscience et non dans la simple impulsivité. Oublier pour pardonner, encore faut-il savoir ce que l'on pardonne, ce qu'on choisit de pardonner. l'homme est responsable de sa vie et ne subit aucun déterminisme. La liberté, n'est-ce pas d'agir et de choisir sa vie? L'Homme est acte tout au long de son existence. Son présent et le fruit de son passé, fruit lui permettant de se créer un avenir, d'écrire son futur. 

  Chaque porte s'ouvre sur deux possibilités.

vendredi 6 mai 2022

Boire et déboire

Le café était désert. Flora, la taulière, en profitait pour lire le dernier Détective, les fesses bien calées sur la banquette , la jupe légèrement remontée, les pieds nus calés sur une chaise. Rêvant d’étreintes interdites, son jeune employé la contemplait du coin de l’oeil. Brisant ce moment de sérénité, un grand échalas ouvrit la porte du bar et s’y introduisit. -Salut mon Jeff! - Salut Jacky, répondit le barman tout en se saisissant d’une tasse qu’il glissa sous le percolateur qui cracha un liquide aussi épais qu’une mare de pétrole. Il tendit le café à celui qui quitterait les lieux dès qu’il aurait bu son expresso. Le même rituel, du lundi au vendredi, seule l’heure variait. Jacques saluait la compagnie de la porte, s’installait au comptoir, sirotait son jus, réglait sa consommation puis s’en allait discrètement. Jamais il ne s’adressait aux autres clients, se contentant de les observer d’un rapide coup d’oeil. Ne se considérant pas comme un client assidu, il ne souhaitait pas se mêler à la faune des habitués . Après tout, il ne fréquentait le N’importe quoi que depuis deux mois. N’importe quoi, c’était aussi ce qu’il aurait pu faire de sa vie. Entretenir une relation sur son lieu de travail s’était révélé un challenge particulièrement exigeant. S’enflammer pour une étudiante, le plaisir d’enfreindre un interdit, le frisson du secret, les regards qui se croisent dans l’amphi… Ce qui l’avait attiré chez Ninon ? Sa joie de vivre, son insouciance. Il s’était senti fort, capable de leurrer le monde entier. Son assurance lui donnait des ailes. Grisé par sa hardiesse, il commit une erreur, de celle qui vous fracasse. Stupidité ou acte manqué ? Pourquoi avait-il laissé cette lettre dans la poche de son jean ? Il savait pourtant que sa femme l’y trouverait en préparant la lessive. Ce soir là, en rentrant de l’université, Jacques était guilleret. Comme à son habitude il s’avança dans le salon pour saluer sa famille, Jeanne lui tournait le dos, les petits étaient déjà dans leur chambre, absorbés par leurs jeux. Elle ne lui adressa pas un regard, il ne le remarqua pas et c’est à peine s’il entendit qu’elle avait la voix rauque. Pressé de chatter avec Ninon, il s’isola dans son bureau, jeta sa besace sur une liasse de documents d’études, se cala dans son fauteuil, alluma son ordianteur, mais, pas de wi-fi. C’est alors qu’il prit conscience de la tache de propreté sur le rebord de fenêtre. Au milieu des poussières se dessinait un rectangle blanc. Le modem manquant, ce sont ses joies de la soirée qui s’évanouissaient. Pourquoi diable, Jeanne avait-elle subtilisé la Box, il fallait tirer cette affaire au clair rapidement, son bonheur en dépendait. Le brave homme retourna dans la salle à manger. Sa femme mettait la table. A sa place, ni assiette ni couverts, mais une feuille légèrement froissée. Passablement énervé, il s’apprêtait à protester lorsqu’il comprit. C’est à ce moment qu’elle se retourna. Il connaissait ce regard. Malgré ses yeux rougis par les larmes, il la savait prête à en découdre. A cet instant, Jacques reconnut la femme dont il était tombé amoureux, cette femme fantasque et enjouée qui ne craignait rien, ni personne. Subitement, il eut envie de l’enlacer, de lui faire l’amour. Comme il s’approchait d’elle, Jeanne se campa sur ses jambes, prête à l’affronter. Ne pas lui laisser prendre le dessus, et, surtout ne pas pleurer. Pourtant elle ne put retenir ses sanglots lorsqu’il lui demanda pardon. Il la prit par la main, comme une enfant, et l’entraîna vers le canapé. En chuchotant, il ne fallait pas trop inquiéter les enfants, ils eurent une longue discussion. Entre reproches, larmes et regrets, ils finirent par s’entendre. Il quitterait Ninon le plus tôt possible. Une fois encore, elle succombait à son boniment. Les enfants couchés, ils décidèrent de faire quelques pas sous la bruine. Ils se perdirent un peu dans les ruelles de la vieille ville et débouchèrent sur la place Napoléon. Pour se réchauffer , ils entrèrent dans un bar, au hasard, y commandèrent un café, le meilleur que Jacques n’eut jamais dégusté.

mercredi 4 mai 2022

Sans confiance, la vie est-elle possible?

Regarder la vérité en face n'est pas toujours facile.  Accepter qu'on est au bout d'une histoire qu'on rêvait sans fin. Puis se fiche en l'air, remonter la pente en s'agrippant aux sourires de deux grandis trop vite .
Mais c'est aussi se respecter que de l'accepter. Le déni est mauvais conseiller, à quoi bon croire que les choses s'arrangeront quand tout vous dérange. 
L'amour c'est un sentiment mêlé de respect, de reconnaissance ET de partage. Si l'une de ces dimensions vient à manquer, l'édifice ne peut être.
Chercher à combler ce qui n'existe pas/plus, pourquoi s'infliger cela? 
Sans doute par peur du vide ou pire, une pulsion de mort.
Mais je veux vivre et je vivrai. Parce que dans ce monde de fou, tous ne sont pas à jeter. Parce que dans ce monde cruel, j'ai voulu crever. Parce que dans ce monde de brutes, j'ai su me relever. 

mercredi 27 avril 2022

Une dernière chance

 Nous voulions encore y croire, pourtant le bateau prenait l'eau de toute part. Qu'importe, nous avions casés les gosses chez les grands-parents et pris le train. 

Février à Bruges, les canaux étaient gelés. Tu glissais ta main dans ma poche pour y enserrer la mienne, comme lors de notre tout premier rendez-vous. Nous tenions nos rôles, chacun se mentant à lui-même, refusant de s'avouer qu'il était déjà trop tard.

Pourtant j'en garde d'excellents souvenirs, notamment de cette pizzeria où tu passas commande en italien puis expliquas au serveur qu'en véritable macho, tu laissais ta ragazza régler la note. De ce moment, il ne m'en reste qu'un cliché, souvenir d'un expresso serré et de la lumière tamisée de l'endroit.

C'était en février 2018. Je n'oublierai jamais cet interlude.

vendredi 22 avril 2022

"Quand je sera grande...

je dessinerai pour les histoires, comme ça les enfants seront contents."
Tu n'avais pas trois ans, c'était ton rêve. 
           Le petit peintre, Auguste Renoir

Tes mots d'humour, Tes mots d'amour, Tes mimiques, Ton air pensif, Ton rire, Tu es solaire, Intelligente, surprenante, fascinante et si belle. 
Rêve encore, Tu as toute la vie pour Te réaliser. 
                        À ma fille, 22 avril 2022.


jeudi 7 avril 2022

Cheveux au vent

Les plats que Tu nous mitonnes, Tes articles engagés dans le journal du lycée, Ta prestance en société, Ta culture, Ta finesse d'esprit, Ton honnêteté, Ta lucidité, Ton engouement pour l'Espagne, Tes questionnements quant à l'avenir,Tes 17 ans... Tu es admirable.
Tellement épatant.
Je T'aime, Toi mon fils.
                                                         Maternité,Gino Severini

mercredi 23 mars 2022

Maigre ou ne pas être


J'étais mon propre tortionnaire, dictateure sans scrupule, je m'imposais un régime alimentaire draconien et des heures de sport quotidien. Au moindre écart, mon corps se révulsait, le trop plein, il fallait l'expulser. Vomir le plaisir,  me haïr. Ce corps, mon corps, si j'avais pu m'en débarrasser. 

J'étais jeune, intelligente, jolie, gracile,  je me croyais laide, énorme, incapable. Ne pas grandir, peur de la vie. 

Mais ça c'était avant. Avant que je ne m'aime.

Me voilà à l'aube de ma 50ème année. Quelques kilos en trop, mes racines sont grises, dans le miroir, une femme enfin heureuse.


mercredi 23 février 2022

Pyjama rayé




Trop perfectionniste, trop exigeante avec mes proches, trop émotive, trop impatiente, trop décalée, trop passionnée, trop directe, trop dispersée, mal à l'aise dans la foule, difficile à suivre dans une discussion, totalement démotivée quand le sujet ne m'attire pas, procrastinatrice par peur de l'échec.

Mais faisant preuve d'une curiosité sans borne, toujours à chercher à en savoir plus, à me perdre dans le foisonnement de mes pensées, jusqu'à en oublier ma quête première. Mes sens en éveil et mon imagination débordantes sont indissociables. Le simple fait de penser une situation déclenche son flot d'odeurs, de sons, de formes, de couleurs, de projections et ... d'angoisses. S'il y a intérêt, il y a intensité. 

Bref!  Je manie l'art de me compliquer la vie.

Pour me soulager, il m'a fallu apprendre à dissocier mon mental dans la douceur et laisser mon esprit vagabonder positivement. "M'occuper les mains pour vider ma tête".

Incapable de rationaliser mes émotions, victime de ma dépendance affective, en amour, je donne tout, je prends tout.  

Ceux qui m'accompagnent ont du mérite.  Leur capacité d'adaptation, leur patience sans égale, leur rationalité et leur pensée structurée me rassurent, m'apaisent. 




dimanche 20 février 2022

et si...

"Que l'on fasse l'amour ou du bricolage, le calme et le silence améliorent la réflexion et la qualité de l'expérience. Il faut sérieusement haïr quelqu'un pour le tuer en silence, il faut aimer profondément pour faire l'amour sans mot dire ni dire un mot. Il faut être bien sûr de soi et de ses convictions pour agir dans le calme, loin de la spontanéité apparente du vacarme."
             Bernard Arcand
Les bibliothécaires, p.159, in Du pipi, du gaspillage et sept autres lieux communs, Boréal




mardi 28 décembre 2021

Le premier homme de sa vie

 "Une vraie petite caillera!" 

Des mots jetés avec fierté par un père, une phrase qui me heurte. N'est-ce pas dans le regard de son père, que se construit la petite fille?

  • Père-fille, une histoire de regard. Didier Lauru chez Albin Michel
  • Pères d’aujourd’hui, filles de demain.Valérie Colin, éditeur Marabout

samedi 6 novembre 2021

Samedi avec mes ados

Juste avant que siffle la bouilloire, frémisse la soupe,  grésille le gaufrier, grogne le percolateur,  tourne la platine et que leurs pas résonnent dans l'escalier.


vendredi 9 juillet 2021

chapitre 2: Nous n'irons pas aux fraises.

On en apprend beaucoup sur les gens en assistant à leurs obsèques. Ainsi, je  découvre que Célestin Murier était bon, généreux,  fan de Mylène Farmer et aimait la vie. Me vient une question:s'il avait détesté la vie, le prêtre l'aurait-il mentionné? 
Mais revenons à notre histoire. Pourquoi je suis là, coincée entre la mère et la soeur du défunt ??? Mauvais timing? Karma facétieux? Il paraît que le remède à l'ennui, c'est la curiosité, et depuis ce soir, la mienne me démangeait.
Après sa blanquette, Célestin, Tintin pour les intimes, la commande passée, se plaignit d'une piqûre de moustique dans la nuque, fait peu crédible sous nos latitudes en plein mois de janvier mais je lui laissais le bénéfice du doute. Ensuite, il se mit en tête de me conter ses virées aux quatre coins de l'hexagone, quand, soudain, il piqua du nez dans son assiette. Décidément, cette soirée n'était pas des plus ordinaires. Moi qui n'aspirait qu'à prendre un thé en bouquinant, me retrouvais à grignoter avec un hurluberlu narcoleptique. N'ayant jamais été confrontée à telle situation, je ne savais s'il convenait de le laisser reposer face dans l'assiette ou s'il fallait tenter de la retirer. Mais une telle manoeuvre me semblait bien trop risquée.  je ne tenais pas à attirer l'attention en projetant la porcelaine au sol. Et puis le risque de noyade était nul, il avait consciencieusement saucé son plat.  Donc je ne fis rien. Au bout de cinq minutes, j'optais  tout de même pour une tentative de réveil en douceur. Au moment ou je m'apprêtais à lui balancer mon pied dans le tibia, il releva la tête et déclara : "Parfait, je voulais simplement vérifier que tu étais bien celle que je crois. J'ai eu comme un doute, il fallait que je m'en assure. Mais maintenant, c'est évident." Franchement, je ne comprenais rien à ses paroles mais pris un air entendu et lui fis savoir que oui, j'étais bien moi. Il confirma qu'il en était sûr, vu qu'il ne travaillait qu'avec les meilleurs, étant lui-même le meilleur, jamais le colonel ne lui aurait adjoint une mauviette, d'ailleurs son dernier équipier ... Mais jamais je ne connaîtrai la fin de l'histoire.  Célestin,   - je ne me sens pas assez proche de lui pour l'appeler Tintin - s'écroula au pied du serveur qui lâcha son plateau. Malgré le massage cardiaque prodigué par un client, lorsque les secours arrivèrent Murier gisait inerte, chemise maculée de framboises écrasées et de crème glacée à la vanille fondue. Le médecin déclara qu'il était trop tard, les gendarmes prirent mon identité, le bistrotier m'offrit une liqueur, sa femme me prit dans ses bras et on emmena le corps. Je rentrais chez moi pensant m'en tirer avec une vingtaine de séances chez le psy, quand mon téléphone sonna. Ma copine Lili venait s'enquérir de ma santé:"Alors, tu dînes avec un keum qui clamse et tu ne dis rien à ta meilleure amie?" . Je ne m'étonnais pas de ce qu'elle sut déjà, Lili a le don d'être au courant de tous les cancans , et lui demandais de m'en excuser car suite à la mort imprévue du beau gosse j'avais un peu l'esprit ailleurs. D'un esprit pratique, la reine des potins me demanda si j'avais de quoi me vêtir pour les funérailles et me proposa une journée shopping. je déclinais l'offre, tentais vainement de lui expliquer que je ne connaissais pas l'individu, puis prétextant un besoin pressant, raccrocha. 
Après une nuit de sommeil agitée, je me traînais jusqu'à la salle de bain, et tout en écoutant la chronique de Daniel Morin, me demandais pourquoi Célestin avait choisi de trépasser en ma compagnie. Un peu d'anti-cernes, du blush, un coup de mascara, je réfléchirai à tout ça plus tard, il était temps de reprendre une vie normale, sans mort au dîner, la première chose à faire étant de courir jusqu'à l'arrêt du tram. Durant le trajet, pour faire comme tout le monde, je consultais ma messagerie. 
Une certaine Clothilde MR me contactait:"Cher Mila, je suis sa soeur. Il et mort et moi je le croi pas, c trop dur. Je pleur et maman et papa aussi. Il faut tu viens tétai ça crush et tu la vu partir"
Alors qu'il était si facile de ne pas répondre, j'optais pour la difficulté. Vu la richesse de sa prose, je supposais que son auteure frisait les 15 ans. Spécifiant qu'il n'y avait rien de bien sérieux entre le mort et moi, je tentais de réconforter l'adolescente à l'orthographe hésitante par deux ou trois platitudes. Cette dernière me donna leur adresse et me supplia de les rejoindre car plus on est de fous, mieux on pleure. Elle m'écrivait que les funérailles auraient lieu samedi ainsi toute la famille serait présente, il n'y avait plus qu'à prévenir le prêtre et passer aux pompes funèbres, mais comme j'étais sa fiancée, peut-être que j'aimerai me joindre à eux pour effectuer les démarches. A cet instant, je réalisais qu'il était étonnant que cette demoiselle ait mon numéro alors que nous ne nous connaissons ni d'Ève ni d'Adam, ni d'aucun autre d'ailleurs. Je lui demandais qui lui avait fourni l'information, et quelle ne fut ma surprise quand elle m'avoua  que son frère m'avait créée une fiche ICE, j'étais la personne à prévenir en cas d'urgence! Pressentant une embrouille, toute personne raisonnable aurait bloquée son interlocutrice à cet instant, mais intriguée, je promis de me rendre aux funérailles. 
Et m'y voilà.














mercredi 16 juin 2021

Pas le roman du siècle

Avertissement: Même si j'écris à la première personne, ce qui suit n'est que fiction, fruit de mon imagination débordante. Tout individu qui se reconnaîtrait est prié de constater qu'il n'est pas réel et de retourner se coucher entre les pages de ce qui n'est et ne sera jamais un roman.




Prologue


Un homme sortit de ma vie, ou plutôt, musarda longuement entre fraude et dissimulation puis finit par prendre la tangente, mais, le pleutre, terrifié par les tumultes que créerait son changement de cap, rebroussa chemin . 

Finalement, c'est moi qui pris la porte et partis pour un long périple dont je vais vous conter quelques étapes.



 chapitre 1 


Un café à l'ancienne, le patron qui essuie le zinc d'un grand coup de torchon,  sa bourgeoise qui interpelle les habitués, et moi, perdue au milieu de tous ces gens. Comment et pourquoi je m'y trouve ? Il faut dire que j'aime teinter ma vie d'exotisme. Mais, intéressons nous plutôt à cet instant précis. Dans le brouhaha des conversations, je griffonne quelques portraits pas très réussis des clients et m'imagine un peu leur vie. A la porte, un grand brun, bien mis, scrute la salle, puis se dirige vers moi, s'installe le plus naturellement du monde à ma table et me sort : " Salut, t'as déjà commandé? Comment est votre blanquette?". 

C'est une blague! Le gars a fait un pari? Où un farfelu? Allez, je joue.

"La blanquette est bonne, On m'a dit le plus grand bien de vos harengs pommes à l'huile." Il me gratifie d'un grand sourire et se présente ...



Suite ou pas au prochain post.





 

mercredi 19 mai 2021

mes cheveux


J'en fais ce que je veux. 
Du long au carré, du chocolat au rouge, du balayé au henné, du sage au destructuré, à chaque tournant de ma vie, le besoin de changer de tête me submerge. 
Un peu comme si mes cheveux étaient mémoire émotionnelle, sensorielle.

Après des années à cacher une partie de mon visage derrière une frange asymétrique, Mon Serge m'a révélée, libérée. Regarder mon visage dans le miroir, me trouver jolie, finir de me reconstruire, me recréer.

Adieu "Naqu'unoeil", longue vie Moi.





mercredi 21 avril 2021

Dieu est un fumeur de havane

J'aime à croire que ses ronds de fumée viennent à moi, qu'à chacune de ses pauses, pendant qu'il m'écrit un texto, elle se consume au coin de ses lèvres et devient baisers voyageurs.