Sur l'écran de ma télé, une taille 36, wawy parfaitement exécuté, ventre extra-plat, me vante une huile anti-vergetures. Dans mon miroir, mon corps difforme, mes cheveux pas coiffés, la fatigue au coin des yeux: Je suis une mère épanouie.
On m'expose des poupons souriants aux anges, faisant leur nuit, les fesses bien au sec. Les miens hurleront toutes les 2 heures malgré les couches magiques.
Elle est où l'erreur, elle est où ?
Deux années passent, et, va savoir pourquoi, les monstres pour qui je donnerais ma vie, décident soudain, de tester ma patience. Sans relâche, ils reviennent à l'assaut. Des millions de fois, ils vérifieront qu'un non est bien un non. Penser à inventer la "boîte à non" pour arrondir les fins de mois. Une boîte à meuh mais qui fait non, comme la poupée à qui personne n'a jamais appris qu'on pouvait dire oui.
Cette épreuve surmontée, je nage en plein bonheur et PATATRA !!! Mes petits lapins adorés subissent une mue absurde.
Ils commencent par se tisser un cocon de chaussettes sales et de Wi-Fi. Stade intermédiaire indispensable au développement de l'ado. L'ado, cette larve ultra spécialisée, vit en chambre non aérée, tapissée de linge sale, de paquets de chips vides et de gobelets, s'exprime par onomatopées et expressions non répertoriées dans le Littré, utilise des mots dont il ignore la signification et ponctue ses phrases d'"OSEF".
Toute discussion avec un ado peut virer au pugilat. Entre envie de leur faire avaler le Larousse par les narines et la sensation d'être passée du côté des vieux cons, appliquer l'enseignement de mon Sensei pour dompter ma colère.
Après tout. C'EST MOI L'ADULTE!!!!!!
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