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mercredi 16 juin 2021

Pas le roman du siècle

Avertissement: Même si j'écris à la première personne, ce qui suit n'est que fiction, fruit de mon imagination débordante. Tout individu qui se reconnaîtrait est prié de constater qu'il n'est pas réel et de retourner se coucher entre les pages de ce qui n'est et ne sera jamais un roman.




Prologue


Un homme sortit de ma vie, ou plutôt, musarda longuement entre fraude et dissimulation puis finit par prendre la tangente, mais, le pleutre, terrifié par les tumultes que créerait son changement de cap, rebroussa chemin . 

Finalement, c'est moi qui pris la porte et partis pour un long périple dont je vais vous conter quelques étapes.



 chapitre 1 


Un café à l'ancienne, le patron qui essuie le zinc d'un grand coup de torchon,  sa bourgeoise qui interpelle les habitués, et moi, perdue au milieu de tous ces gens. Comment et pourquoi je m'y trouve ? Il faut dire que j'aime teinter ma vie d'exotisme. Mais, intéressons nous plutôt à cet instant précis. Dans le brouhaha des conversations, je griffonne quelques portraits pas très réussis des clients et m'imagine un peu leur vie. A la porte, un grand brun, bien mis, scrute la salle, puis se dirige vers moi, s'installe le plus naturellement du monde à ma table et me sort : " Salut, t'as déjà commandé? Comment est votre blanquette?". 

C'est une blague! Le gars a fait un pari? Où un farfelu? Allez, je joue.

"La blanquette est bonne, On m'a dit le plus grand bien de vos harengs pommes à l'huile." Il me gratifie d'un grand sourire et se présente ...



Suite ou pas au prochain post.





 

mercredi 19 mai 2021

mes cheveux


J'en fais ce que je veux. 
Du long au carré, du chocolat au rouge, du balayé au henné, du sage au destructuré, à chaque tournant de ma vie, le besoin de changer de tête me submerge. 
Un peu comme si mes cheveux étaient mémoire émotionnelle, sensorielle.

Après des années à cacher une partie de mon visage derrière une frange asymétrique, Mon Serge m'a révélée, libérée. Regarder mon visage dans le miroir, me trouver jolie, finir de me reconstruire, me recréer.

Adieu "Naqu'unoeil", longue vie Moi.





mercredi 21 avril 2021

Dieu est un fumeur de havane

J'aime à croire que ses ronds de fumée viennent à moi, qu'à chacune de ses pauses, pendant qu'il m'écrit un texto, elle se consume au coin de ses lèvres et devient baisers voyageurs.

mercredi 7 avril 2021

Comme si l'amour était tombé du ciel !

Il y a 16 ans, naissait mon petit devenu grand.
Le voilà presqu'un homme et pourtant, c'était hier.  
Ses cheveux au vent, il avance, avide d'expériences, le cœur au printemps, le regard rempli d'espérances.

Je t'espère une vie de joies et de tendresse mon Fils, ma Fierté. 

mercredi 17 mars 2021

remake or not remake


Diffusés sur Arte, deux films dont j'ai envie de vous parler.

Alors que dans la version originale, les plans de Don Siegel renvoient la complexité des personnages, imposent l'ambiance pesante, ébranlent par l'ambiguïté des situations,  impressionnent par les silences,- je ne dis pas ça parce que j'aurai adoré séduire rencontrer Clint Eastwood- ,"Les proies" de Sofia Coppola, casting qui le vaut bien, est un bon long film en costume. 

Revoir "After the wedding" de Suzanne Bier et me dire que les personnages interprétés par Michelle Williams et Mads Mikkelsen sont tout aussi fragiles et mélancoliques, que le passé finit toujours par nous rattraper, mais que la somme des sentiments complexes et contradictoires qui habitent/animent les personnages  originaux est tellement impressionnante qu'un remake n'était pas nécessaire. -Pourtant j'aimerai être invitée à déjeuner par Julianne Moore-.



mardi 29 décembre 2020

Je relirai Baudelaire sans pleurer

La séparation: accepter de perdre mon chez-moi, mes habitudes, une partie de mes amis, survivre.
 Et il y a ces chansons, ces poèmes, ces films que je ne supporte plus. Les yeux qui picotent, la larme qui coule le long de ma joue.
Mais ce matin, dans ma playlist aléatoire: Miossec. Dans ces quelques notes, les images des temps heureux .Des souvenirs, oui, mais ils ne sont plus douloureux. Le deuil est fait. Ma vie sera belle.

dimanche 25 octobre 2020

Jus de pomme


Belle matinée papotage masqué, avec de parfaits inconnus, devant le pressoir, en attendant notre tour. Apprendre quelques dictons locaux  liés à la météo, des astuces ménagères et des plans plus ou moins intéressants pour acheter ou faire réparer le Fenwick que je n'ai pas et dont je n'ai pas l'utilité. Ceux qui me connaissent bien savent  que, comme Hal, le papa de Malcolm, je suis plutôt rouleau compresseur sur parking de supermarché. Mon rêve? écraser une pièce montée.
Succède un parfum de nostalgie. Me rappeler de mon père  manipulant le pressoir banal. Nous, impatients, de goûter les 1eres gouttes de jus.
Ouvrir une bouteille encore chaude et apprécier le " Y en a plus ?" des enfants.